Être autrice, c’est savoir se remettre en question.

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Écrire un roman c’est bien. Tenter de le vendre, c’est une autre histoire.

Personnellement, j’ai encore beaucoup de mal à parler de mes romans à l’extérieur des réseaux sociaux. Non pas que j’étais gênée de dire que j’écrivais de la romance lesbienne, mais comme si dans ma tête, inconsciemment, ça ne collait pas vraiment à mes romans.

En effet, je finissais toujours par dire « oui, mais la romance n’est pas centrale à mon histoire, bla-bla-bla ». Tout pour mêler les éventuels lecteurs.

Cet été, grâce à une masterclass sur la page produit Amazon – où par le hasard celle de mon dernier roman fut choisie – j’ai remis en question la présentation de mes romans. Et ça cliqué quand Carrie Myo (celle qui a fait la masterclass) m’a dit (je paraphrase) : « Ce n’est pas parce qu’il y a une romance (lesbienne dans mon cas) dans un roman que cela en fait une romance. »

Et alors là, je dois admettre, ça a comme causé une réflexion profonde sur ma carrière. Est venue ensuite la publication des éditions Ozedyre sur Instagram qui venait renforcir ce que Carrie m’avait dit. J’ai donc regardé mes romans et bien que certains contiennent un peu plus de romance que d’autres, en général, l’histoire d’amour est complémentaire à mes intrigues. Comme je le dis depuis toujours.

D’où venait donc mon besoin de décrire mes romans « romances lesbiennes »? Parce que je voulais à la base offrir à des lectrices comme moi l’opportunité de retrouver des personnages lesbiens dans un roman et que je trouvais important que ça soit visible, précis, parce qu’on le sait tous que la littérature LGBT, ce n’est pas ça qui a le plus de visibilité. Alors, voilà pourquoi je parlais de romances lesbiennes quand je décrivais mes romans. 

Mais mes histoires, c’est plus que ça. Certes, il y a et il y aura toujours des histoires d’amour entre femmes à l’intérieur des romans. De la tension, du bonheur, de l’euphorie. Mais ma vision est plutôt que les romances complètent l’intrigue, l’agrémente.. Mon inspiration première : The 100 avec Clarke et Lexa. C’est exactement le genre de relation, de construction de relation, qui complètent une intrigue sur laquelle je me base. (Quelle chance ratée par les producteurs d’ailleurs de créer un couple anthologique…. même si ce n’est pas leur faute si l’actrice de Lexa voulait quitter la série lol).

 

Bref, suite à tout ça, j’ai pris la décision de ne plus présenter mes romans comme des romances lesbiennes, mais plutôt par le genre prédominant.

L’équilibre : un thriller.

Trente ans pour s’aimer : urban fantasy.

2489 : science-fiction

La recrue : sportif (bon c’est probablement le seul roman que je ne sais pas comment décrire au lieu de romance sportive lol)

 

En général, même si c’est tous des genres différents, y’a une chose qui se ressemble : les univers sont généralement sombre. Des meurtres en séries, des criminels et des crimes, du sang et du danger. J’ai donc modifié le ton de mes visuels partout sur mes réseaux. Vous remarquerez le côté un peu plus sombre, mais je vous invite à lire cette publication pour comprendre mon raisonnement sur mon nouveau visuel.

Aussi, à travers mes réflexions, je me suis questionnée sur quel genre je devrais me « spécialiser ». Certes, je ne veux pas non plus me limiter, mais j’ai en effet regardé ce que je préférais écouter ou lire et la science-fiction (post apo, anticipation, dystopie) est ce qui revenait le plus souvent. À voir. L’expérience me dit que j’ai beaucoup de mal à catégoriser mes romans lol

 

Bref, la vie d’artiste, c’est savoir se réinventer et se remettre en question. Aujourd’hui je vous écris ceci. Dans un an, j’aurai peut-être évolué de nouveau. À suivre! 🙂

 

 

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