En 2017, j’avais une idée bien tranchée sur l’autoédition. Je n’avais rien contre cette forme de publication concernant la qualité et tout, mais c’était surtout la perception que je devais investir beaucoup d’argent (que je n’avais pas) pour tenter une aventure dans un genre quand même assez nichée : la romance entre femmes.
Je visais donc comme la plupart des auteurs en devenir l’édition traditionnelle. J’ai donc eu la chance de vivre cette expérience et sans elle, probablement que je ne me serais jamais lancé un jour en autoédition. Je le dis ouvertement : sans le lectorat de base que j’avais avec ma maison d’édition, j’aurais trouvé l’expérience d’autoéditée beaucoup plus difficile à affronter. (Merci aux lecteurs et lectrices qui m’ont suivi dans l’aventure).
Pour plusieurs raisons, en 2022, j’ai décidé de me lancer en autoédition. J’ai découvert un monde plutôt complexe et j’ai du faire des choix pour atténuer les coûts. Pour les deux premiers tomes de 2489, un collègue auteur s’est offert pour faire ma mise en page. Je n’avais aucune idée comment faire ça et je regrettais déjà mon choix de l’autoédition. Ensuite, j’ai opté pour une correction je dirais de base (les erreurs, la conjugaison, point) et j’ai acheté une couverture préfabriquée pas très dispendieuse ce qui m’aidait à absorber les coûts.
Au total, pour les deux premiers tomes, je m’en suis probablement sauvé pour 200 ou 300$ max pour tout. J’ai réussi à rattraper ces dépenses pour faire un coût nul et même faire un petit profit. Cette aventure positive m’a convaincue d’investir un peu plus à court terme pour du long terme. J’ai acheté le programme Atticus (sur Windows) qui me permet de faire une mise en page de mes romans d’un claquement de doigts, sans cassage de tête. Au coût d’un peu plus de 200$ Can, c’était le plus gros investissement que je n’avais jamais fait. Je savais bien qu’avec la vente de mes romans futurs, selon la tendance, je serais capable de rembourser cet achat.
Investir dans des outils me permettant d’améliorer mes projets futurs, ç’a été une décision difficile à prendre pour l’anxieuse financière que je suis. Mais les ventes de mon roman « La Recrue », (mais aussi la 2e vie de 2489), me donnent la chance de mettre de l’argent mon prochain roman. Pour la première fois, j’ai été en mesure de commander une couverture illustrée et une correction approfondie de mon texte. Je ne vis pas de mes écrits, mais je suis capable de me payer un service professionnel avec un cash flow, sans crédit.
Je ne vivrai probablement jamais de ma plume, mais si je peux continuer à réinvestir mes « profits » dans mes prochains projets pour vous offrir des ouvrages de meilleure qualité à chaque fois, ça sera déjà ça de gagner!
Bonne lecture! 🙂

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